© Leandro Netzell

Depuis l’antiquité, le fait de se retrouver dans l’arène du théâtre où se concentre une population importante garantit une certaine transmission culturelle. Les romains considéraient le spectacle et notamment le théâtre comme le lieu de l’évolution culturelle des peuples. Lutèce eut donc aussi son théâtre.

 

A Lutèce, il y avait donc un théâtre, à l’angle de la rue Racine, sur l’emplacement actuel de la librairie Joseph Gibert et du Lycée Saint-Louis, et un amphithéâtre, plus connu sous le nom des Arènes de Lutèce.

 

Le théâtre de la rue Racine a aujourd’hui complètement disparu. L’amphithéâtre a lui été sauvé de la destruction grâce à l’intervention de Victor Hugo qui, en 1883, demanda sa conservation à la municipalité parisienne. Les Arènes furent restaurées et partiellement reconstruites en 1918.

Restaurer une agora politique au cœur de la capitale est un projet nécessaire. Donnons aux arènes de Lutèce la place et la légitimité qu’elles méritent !

Il n’est pas possible que Paris la ville de l’avenir renonce à la preuve vivante qu’elle a été la ville du passé. Le passé amène l’avenir. Les arènes sont l’antique marque de la grande ville. Elles sont un monument unique. Le conseil municipal qui les détruirait se détruirait en quelque sorte lui-même. Conservez les arènes de Lutèce. Conservez-les à tout prix. Vous ferez une action utile, et, ce qui vaut mieux, vous donnerez un grand exemple. Je vous serre les mains.

Victor Hugo